Les dinosaures ont existé il y a des centaines de millions d'années, et ils n'étaient pas complètement inconnus du monde antique (des Romains et des Grecs, ou des Chinois). Pourtant, les fouilles actuelles sont celles qui mettent à jour le plus d'éléments concernant cette période très reculée, celle du Crétacé en particulier.


Angeac en Charente est un site paléontologique qui nous réserve encore des surprises. La ville, située entre Angoulême et Cognac, réalise des fouilles archéologiques depuis 2010 avec un grand succès.


Pourquoi à Angeac ?


Des ossements appartenant à un dinosaure de la famille des Sauropodes, baptisé « Ultime » car on pense qu'il pourrait s'agir du plus grand spécimen d'Europe, ont été découverts récemment. Chaque été est l'occasion de fouilles archéologiques. Des équipes travaillent toute l'année, autant que les conditions météorologiques le permettent et le site est ouvert au public à partir de la mi-juillet.


 

"2500 ossements ! Mais à qui appartient cette dent ? Et cette vertèbre ?"


L'ouverture estivale du chantier de fouilles donne une magnifique occasion de parcourir la vallée sur les traces de dinosaures et de traverser allègrement les millions d'années qui nous séparent du crétacé.


Vertèbres, dents, ossements, fossiles sont très nombreux et très variés. Par exemple, Allain Ronan, paléontologue au Museum d'Histoire Naturelle de Paris accorde une grande importance aux plantes : un tronc d'arbre de 10m de haut fossilisé, des plantes, des écailles de torutues, etc : « On découvre en fait une biodiversité vieille de 130 millions d'années. »


Le marécage,qui apparaît lors des recherches témoigne du temps où Anngeac était une plaine alluviale tropicale. "Les couches géologiques d'Angeac sont donc comme une petite fenêtre dans le temps qui pourrait nous permettre de savoir enfin ce qu'il s'y passait », explique Jean-François Tournepiche, conservateur au Musée d'Angoulême.

 


Qui sont ces dinosaures à la française ?

 

Hormis le sauropode ultime, un hebivore géant, on a retrouvé également les os et fragments appartenant à l'espèce des ornithomimosaure, un « dinosaure autruche » de 3 mètres de haut. 29 animaux différents ont été identifiés en 2013 dont quelques spécimens géants.

 

«Ces dinosaures devaient vivre dans ce qui était à l'époque une grande plaine marécageuse, avec des forêts de conifères primitifs», raconte Didier Néraudeau, du laboratoire Géosciences-Rennes (université Rennes 1/CNRS). «Ces marécages devaient être parfois connectés avec la mer, puisqu'on retrouve aussi dans les roches des microfossiles marins.»

 

Quand on voyage dans le temps, c'est du plus petit au plus grand, et inversement !

 

Diplodocusement vôtre !

L’équipe de Dinosaures et Volcans

« S’amuser en apprenant l’histoire de la Terre »